Véronique De Conto, doctorante chez HCS Pharma, présentera ce jeudi 28 mars à Lille, au congrès annuel de la Société Cerveau et Maladies Cérébrovasculaires, le développement d’un modèle cérébral en 3 dimensions incluant le microenvironnement matriciel pour la recherche de nouveaux médicaments contre la maladie de Parkinson.

Introduction :

90% des candidats aux médicaments échouent en phase clinique, principalement pour des raisons d’efficacité, mais également de toxicité. Il est donc nécessaire de développer des modèles pertinents pour la recherche préclinique afin de mieux sélectionner les molécules actives à un stade précoce. Les modèles humains in vitro présentent l’avantage d’éviter les différences inter-espèces. Cependant, ils se présentent majoritairement sous forme relativement simple (monocultures en 2 dimensions permettant de réaliser des tests de durée d’incubation de quelques jours), et sont donc actuellement assez limités pour mimer les physiopathologies cérébrales complexes et chroniques. L’objectif de cette étude est de développer un modèle cérébral in vitro complexe en 3 dimensions, mettant en interaction les principaux types de cellules du cerveau et incluant le microenvironnement matriciel.

Matériels et Méthodes :

Nous avons dans ce but développé BIOMIMESYS Brain, un hydroscaffold à base d’acide hyaluronique, mimant ainsi la matrice extracellulaire cérébrale, et incluant un polymère cationique propice à la croissance axonale. Nous avons évalué la survie, l’organisation et la morphologie de neurones dopaminergiques (cellules Luhmes) dans cette matrice par microscopie confocale automatisée. Nous avons ensuite testé l’effet d’inducteurs de Parkinson sur ce modèle 3D.

Résultats :

Les cellules Luhmes s’organisent en réseaux neuronaux dans BIOMIMESYS Brain. Elles peuvent être maintenues plusieurs semaines en culture. Des différences de sensibilité sont observées entre les cellules cultivées dans BIOMIMESYS Brain et les cellules cultivées en 2D.

Conclusion(s), perspectives :

La présence d’une matrice extracellulaire et l’organisation en 3 dimensions permet de maintenir les cellules en culture sur des temps plus long et impact la sensibilité des cellules aux composés neurotoxiques. Ce modèle permet donc de réaliser des tests de toxicité chronique, ou de développer des modèles de physiopathologie à long terme comme  pour la maladie de Parkinson. Nous devons à présent complexifier le modèle avec d’autres types cellulaires cérébraux afin de mimer au mieux les pathologies cérébrales.

N’hésitez pas à venir rencontrer Véronique et Elodie! Vous pouvez également nous contacter via notre site!


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